FUNOC

La FUNOC (Formation pour l’UNiversité Ouverte Charleroi) est un Centre d’Insertion Socio Professionnelle (CISP) carolo qui se donne pour mission, depuis 1977, de redonner aux adultes peu qualifiés et peu scolarisés l’opportunité de trouver un emploi et de participer à la vie sociale en tant qu’individu autonome à part entière grâce à un dispositif complet de formation animé par la notion globale de qualification sociale.

La Funoc est dirigée par THIERRY TOURNOY, directeur général.

LA FUNOC

Comme indiqué en introduction, notre mission est de redonner aux adultes peu qualifiés et peu scolarisés l’opportunité de trouver un emploi et de participer à la vie sociale en tant qu’individu autonome à part entière grâce à un dispositif complet de formation animé par la notion globale de qualification sociale. Mais qu’en est-il de nos origines, de notre philosophie, de nos modes de fonctionnement ? Lisez.

FGTB X MOC X 6000 (Funoc, fier rejeton carolo)

Notre institution est née d’une volonté commune des grands mouvements syndicaux que sont la FGTB et le MOC ainsi que de la Ville de Charleroi. L’on ne peut qu’applaudir leurs combats pour les droits des travailleurs au Pays Noir qui ont permis à des milliers de familles de vivre décemment et d’espérer un futur meilleur pour leurs enfants.

I need money !

Si la Funoc peut agir comme elle le fait, c’est grâce aux ressources octroyées par les pouvoirs subsidiants. Nous sommes agréés CISP par la Région Wallonne qui est notre principal « mécène ». Nous jouissons aussi du soutien de l’Europe, de la Fédération Wallonie-Bruxelles via le projet « En mieux », de la Ville de Charleroi, du Forem et de l’ONE.

LE BUT ULTIME DE LA FUNOC

Comme nous l’avons évoqué dans notre définition, le but ultime de la FUNOC est de réarmer les plus défavorisés pour en faire des membres de la communauté à part entière, capables d’évoluer pleinement dans la société et de reprendre les commandes de leur vie.

QUEL EST LE PUBLIC CIBLE DE LA FUNOC ?

La FUNOC s’adresse principalement aux adulte en recherche de formation. De manière plus générale, nous nous adressons à toute personne souhaitant monter en qualification (y compris au sein même d’entreprises où nous intervenons alors comme renfort).

1000

Plus d’un millier ! C’est le nombre moyen de stagiaires que la FUNOC accueille chaque année à travers ses différentes formations. Ce chiffre est en constante évolution, nous approchons actuellement des 1200 personnes, des adultes principalement (sans limite d’âge) et avec une belle répartition homme/femme, y compris pour les métiers manuels. Depuis notre création, nous avons formé l’équivalent de la moitié de la population carolo actuelle.

Décrochage et fracture numérique

Le décrochage scolaire est l’une des plaies de notre secteur. Aujourd’hui encore et malgré les millions investis et les grands concepts promotionnés, le système éducatif belge laisse franchement à désirer. Pour peu qu’un jeune ne s’inscrive pas parfaitement dans la norme, ne s’accommode pas pleinement des codes de l’école, il est rapidement laissé sur la touche. S’ensuit alors une mise à l’écart impitoyable, une marginalisation cruelle qui débouche bien souvent sur le chômage et la désocialisation.

À cela, vient encore s’ajouter la digitalisation effrénée de la société. Grand tout numérique qui creuse encore plus le fossé social. Tout le monde ne possède pas la technologie nécessaire, quant à l’utilisation de celle-ci, elle reste problématique pour une portion importante de la population. Comment dès lors consulter ses comptes en banque, remplir des documents, faire des CV, chercher de l’emploi, être citoyen tout simplement ? Des études révèlent[1] que 46% des adultes belges présentent une vulnérabilité numérique. La modernité à tout prix n’a pas que du bon pour tout le monde.

L’APPROCHE GÉNÉRALE DE LA FUNOC

Fournir des échelles

Pour décrire l’approche de la FUNOC, ou son style si l’on peut dire, nous aimons évoquer l’image de l’échelle. Entre l’égalité des chances théorique brandie par nos élites et la réalité du surnuméraire carolo classique, il y a un gouffre, une brèche, une cicatrice, une accumulation de décrochages. Cette fosse, ce sont les inégalités sociales, handicap s’il en est pour la survie en milieu capitaliste. Afin de franchir cette brèche, de combler l’espace entre la réalité de terrain et ce mieux que l’on espère atteindre, la FUNOC propose d’utiliser une échelle. Un outil composé de plusieurs échelons, solides et pérennes. Cette échelle, c’est la qualification sociale.

La qualification sociale a été explicitée à la naissance de la FUNOC. Elle y est définie à partir des intérêts de la classe des couches populaires et implique une participation à la lutte pour la transformation radicale des rapports sociaux de production. Du point de vue de ces couches et en fonction de leurs intérêts stratégiques, il est possible de repérer un double besoin de formation : d’une part, un besoin de formation permettant d’accéder à une qualification professionnelle accrue qui donne la possibilité d’élever le prix de leur force de travail, d’autre part, un besoin de formation permettant d’accéder à la qualification sociale correspondant aux exigences de la lutte pour la démocratisation de la société[2].

Cette approche permet aussi de redonner une certaine confiance en soi à notre public. La FUNOC aide, tend la main, mais ne fait pas le travail à la place de l’autre. Nous mettons chacun face à ses responsabilités, dès le début. Ainsi, nos stagiaires en plus de nouvelles compétences apprennent aussi et de manière organique à évoluer en société.

Multiplier les partenariats

À la Funoc, les partenariats sont riches et variés. Nous travaillons par exemple avec la MIREC sur de la remise à niveau et l’acquisition de connaissances de base ciblées, notamment dans le cadre de l’aide à la personne. Nous coopérons aussi avec les Écoles de Promotions Sociales comme CITéA (branche de la FGTB) afin d’assurer la validation des nouvelles compétences de nos stagiaires. Nous participons avec l’IBEFE au grand projet Factory de Charleroi Métropole pour le FSE. Citons aussi les CPAS, l’IFAPME, le FOREM, l’UT et les Aumôniers du Travail ou encore le CRIC parmi nos partenaires réguliers.

L’intérêt des partenariats réside avant tout dans la valorisation des acquis qui permettent d’officialiser la montée en compétence de nos stagiaires via des certifications. L’idée est réellement de regrouper nos forces afin de proposer des parcours à forte valeur ajoutée parsemés de portes de sortie à chaque étape (il est toujours possible d’aller plus loin ou de trouver un débouché correspondant à un palier particulier) et d’offrir des formations solides et reconnues par les autorités.

La formation, c’est fun ok ?

Afin d’aider un maximum de stagiaires, la FUNOC doit absolument tenter de casser les freins qui retiennent certains de pousser notre porte. Beaucoup de gens semblent effectivement souffrir d’auto-préjugés. Pour ce faire, nous mettons en place différentes stratégies de recrutement et tentons de rendre plus sympathique et moderne l’image de notre institution. Ainsi, et ce n’est qu’un exemple, nous avons adopté ce nouveau slogan « La formation, c’est fun ok ? », sorte de gimmick, de mantra amusant. Nous espérons de la sorte, casser les représentations négatives du public sur un parcours soi-disant scolaire, lourd et monotone.

LA FUNOC : MODUS OPERANDI

Concrètement, la FUNOC mise sur un catalogue complet de formations et de services complémentaires. En plus d’une offre variée de filières, nous proposons l’accès à une équipe d’accompagnateurs sociaux, un centre d’orientation ainsi qu’à différents modules plus particuliers comme par exemple notre espace numérique Digifun ou un tout nouveau projet d’initiation aux métiers du cinéma à Charleroi : DuCinéDa.

La FUNOC publie aussi un journal d’actualité en français facile, l’Essentiel et dispose de deux crèches réservées en priorité à ses stagiaires, parents d’enfants en bas âge. Nous essayons donc de fournir un encadrement complet, de solutions adaptables et personnalisables en fonction de chacun.

NOUS NE SOMMES PAS UNE ÉCOLE !

Ok, à la FUNOC on parle de classes et d’ateliers, on s’assoit parfois à des bancs et on va en « cours ». La FUNOC n’est pas pour autant une école. Pas de profs chez nous mais des formateurs, pas d’élèves, plutôt des stagiaires, pas de contrôle mais un système d’évaluation et surtout, il n’y a pas de place pour l’infantilisation. Nous nous adressons d’égal à égal avec des adultes dans un processus d’apprentissage global et bienveillant. 

NOS ASPIRATIONS

Que souhaitons-nous pour le futur ? Un monde meilleur évidemment. Un Charleroi repeint en rose, des terrils recouverts de fleurs et un titre pour la Belgique à l’Eurovision. On peut espérer 😊. Mais la FUNOC est dans l’action, dans le concret, dans le vrai avec un brin de pragmatisme dissimulé derrière son enthousiasme à toute épreuve.


[1] https://economie.fgov.be/fr/publications/reduire-la-fracture-numerique

[2] La Qualification sociale : un nouveau besoin de formation ? M.C. Verniers in Les cahiers d’études du C.U.E.E.P., juin 85 n°3


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